Mais qui suis-je ?
Je crois que les cerveaux qui fonctionnent différemment ne sont pas des problèmes à résoudre. Ce sont souvent les plus créatifs, les plus investis, les plus précieux dans une organisation.
Et aussi les plus épuisés... parce que personne n'a pensé à leur donner les bons outils, ni n'a pris le temps de leur proposer les bonnes adaptations.
Pendant des années, j'ai travaillé dans la Tech. J'ai masqué pour tenir, subit le brouhaha en open space, les changements et l'implicite.
Et j'ai fini en burn-out.
C'est là qu'a démarré mon parcours dans l'accompagnement. Car je suis convaincue d'une chose : il faut des outils, des ajustements qui correspondent à votre façon de fonctionner, pas à vous adapter au contexte à tout prix.
C'est ce que je fais aujourd'hui avec Cahaya Change : j'accompagne les professionnels qui se sont découvert.e.s autistes tardivement, souvent en étant déjà en poste, à retrouver leur équilibre, et continuer à travailler sans s'épuiser.

Pourquoi "Cahaya Change" ?
Cahaya, en indonésien, signifie lumière. Pour moi, c'est plus qu'un mot que j'aime bien : c'est une boussole.
La clarté qui revient quand on comprend enfin ce qui se passe vraiment dans son système nerveux.
Le courage de continuer, même quand le milieu ordinaire ne nous ressemble pas.
La persévérance de reconstruire quelque chose qui tient, après des années à s'adapter à tout sauf à soi.
L'espoir, aussi, que c'est possible.
Cahaya Change, c'est l'idée qu'on peut changer pour (r)éveiller sa propre lumière : de la lucidité, de l'humanité, et de l'ouverture à ce qu'on est vraiment.
Mon parcours
Je m'appelle Isabelle Gérard Vicalvi. Je suis coach et thérapeute, spécialisée dans l'accompagnement des personnes TSA-SDI (autiste sans déficience intellectuelle) en milieu professionnel ordinaire, basée à Lyon.
Avant de créer Cahaya Change, j'ai passé plus de 20 ans dans des environnements digitaux et IT, à vivre de l'intérieur ce que mes clients vivent aujourd'hui.
7 ans dans le marketing digital : gestion de projets web, environnements en mouvement permanent, deadlines qui ne pardonnent pas.
Puis plus de 10 ans dans un service informatique, au cœur de transformations successives :
→ Refonte des systèmes d'information.
→ Globalisation et projets multiculturels à grande échelle.
→ Accompagnement d'équipe et mise en place de méthodes de travail.
Un de mes postes les plus marquants : directrice d'un programme de refonte des sites Internet. International. Exigeant. Sous haute pression.
J'ai piloté.
J'ai tenu.
Et puis j'ai fini en burn-out.
Ce burn-out a été brutal… et extrêmement instructif.
À l'époque, je pensais que c'était la pression. Le rythme. Les transitions permanentes. Les open spaces, les réunions en cascade, les implicites à décoder, la charge de représentation sociale qui ne s'arrête jamais vraiment. J'ai mis du temps à réaliser que c'était un burn-out, et encore plus de temps à comprendre que ce burn-out avait une autre dimension que la simple surcharge professionnelle.
C'est en cherchant à comprendre ce qui s'était passé dans mon système nerveux que j'ai découvert mon autisme. Et avec ça, une relecture de vingt ans de milieu professionnel ordinaire qui a changé beaucoup de choses.
Ce que j'avais pris pour de la fragilité, c'était la physiologie de mon cerveau. Impossible à changer donc. Même avec des années de coaching et de thérapies. Ce que j'avais mis sur le compte du caractère ou des circonstances, c'était du masquage chronique. Ce burn-out n'était pas un accident de parcours : c'était un burn-out autistique.
C'est aussi là que j'ai commencé à m'ouvrir à d'autres approches, dont les Techniques de Havening®, que j'utilise aujourd'hui pour aider mes clients à réduire l'intensité émotionnelle de certaines situations, et à traverser le quotidien professionnel avec moins de friction.
Depuis, je me suis formée au coaching professionnel (certifiée ICF-ACC), au Havening®, à la PNL, à l'ACT, et j'étudie la psychologie à UniDistance Suisse. J'ai combiné toutes ces expériences, terrain et méthodes, pour créer une approche contextualisée et impactante auprès des personnes autistes en milieu ordinaire.
Aujourd'hui, j'accompagne des profils TSA qui vivent ce que j'ai moi-même connu : la pression, l'épuisement, la fatigue du masquage… et l'envie de comprendre enfin ce qui se passe, pour faire les choses autrement.
Ce que j'ai appris
Avec le temps, j'ai découvert plusieurs choses importantes :
1. Les méthodes ne suffisent pas.
Organisation, stratégies d'adaptation, outils de gestion… tout ça peut être très utile, mais pas si le système nerveux est déjà à bout. Tant qu'on n'intègre pas le fonctionnement neurologique dans l'accompagnement, on reste en surface.
2. Le masquage n'est pas un défaut de caractère.
C'est une stratégie d'adaptation intelligente, souvent développée très tôt, et l'une des sources de fatigue les plus sous-estimées dans les parcours autistiques en milieu professionnel.
3. Le burn-out autistique ne ressemble pas au burn-out classique.
Il prend du temps à se construire, du temps à se défaire, et il touche le système nerveux en profondeur. Le comprendre change la façon de le traverser.
4. La compréhension libère.
Quand on comprend pourquoi une réunion de deux heures épuise trois fois plus que les collègues, quelque chose se dénoue. On arrête de se battre contre soi-même. Et on peut commencer à construire sa journée au travail autrement.
Finalement, mon travail, c'est d'aider les personnes autistes à comprendre ce qui se passe pour elles dans le milieu professionnel ordinaire, pour faire des choix plus éclairés, dans leur quotidien professionnel comme dans leurs décisions de carrière.
Un accompagnement pas comme les autres
Beaucoup de praticiens viennent principalement du développement personnel ou de la psychologie clinique. Peu viennent de l'intérieur du milieu ordinaire.
Je me situe à ce croisement :
Une expérience terrain de plus de 20 ans dans des environnements IT et digitaux exigeants, en tant que professionnelle autiste qui ne le savait pas encore.
Une pratique de praticienne certifiée en Havening® et formée à l'ACT et la PNL, pour travailler sur l'intensité émotionnelle de situations difficiles, la clarification des valeurs, et l'engagement vers ce qui compte vraiment.
Une posture neuroaffirmative : je ne cherche pas à normaliser le fonctionnement autistique. Je cherche à aider chaque personne à travailler avec son propre système, pas contre lui.
Concrètement, ça signifie que :
je comprends vos enjeux professionnels de l'intérieur,
je sais aussi écouter ce qui se passe du côté de l'expérience vécue : fatigue, surcharge sensorielle, inertie, masquage,
et j'aime traduire tout ça en pistes concrètes, adaptées à votre fonctionnement réel.
Je ne viens pas vous dire comment vous adapter encore mieux au milieu ordinaire. On regarde ensemble ce qui est possible, maintenant, pour que vous puissiez y travailler sans vous y perdre.
Comment j'accompagne
Aujourd'hui, j'interviens principalement auprès de :
personnes autistes (TSA de haut niveau) en activité dans un milieu professionnel ordinaire, avec ou sans diagnostic récent,
professionnels en cours de démarche diagnostique, qui se reconnaissent dans les profils TSA et veulent commencer à travailler sur leur quotidien.
Le format :
Accompagnement individuel TSA en milieu professionnel
Comprendre son fonctionnement, réduire ce qui coûte trop, construire quelque chose de viable sur la durée.
Toujours avec la même ligne directrice : du concret, du respect, de la curiosité.
